LES PHOTOGRAPHES 2026

Renate Bary et Denise Titeux (Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine) 

présentent BEAUTÉ EN HÉRITAGE

 

Renate Bary

Photographe autodidacte, mon œil s’est façonné au fil de mes voyages. Animée par une profonde curiosité pour le monde, j’essaie de capturer avec sensibilité les paysages, la vie animale et les portraits que je rencontre sur ma route. Chaque image est une manière de saisir un instant authentique, sans artifice, simplement guidée par la beauté naturelle de ce qui m’entoure. Je privilégie une approche humble et instinctive, laissant la spontanéité guider mon regard, plutôt que la technique seule. 

 

FaceBook : Renate Bary
instagram : renatebary3

 

Denise Titeux

Photographe amateure, je commence la photo  à partir de mes 24 ans. La pratique de la photo a été couplée à mes envies de voyages, à la découverte de populations, de cultures, d'humanité.

J'ai ainsi découvert une bonne partie de l'Asie ; puis vint une interruption de plusieurs années consacrée à ma vie familiale et professionnelle.

J'ai depuis étendu ma pratique à la photo animalière, mais aussi macro, minimaliste et graphisme.



 

À propos de BEAUTÉ EN HÉRITAGE

Les photos exposées ont été prises à l’occasion de deux voyages dans la vallée de l'Omo, en Éthiopie, où vivent des peuples aux cultures riches et anciennes, comme les Mursi, Karo, Suri, Nyangatom, Hamer et tant d’autres.
Elles  sont une invitation à regarder autrement, à voir dans chaque visage, non seulement une beauté, mais aussi une mémoire, une transmission, et une humanité partagée.
À travers cette série de portraits, nous avons souhaité aller à la rencontre de ces femmes et de ces hommes, et capter ce qui se transmet de génération en génération : une manière d’être, de se montrer, d’exister.

Les peintures sur le corps, les parures, les coiffures ou les gestes ne sont pas de simples ornements. Ils sont les signes d’un héritage vivant. Ils racontent une histoire, une identité, un lien profond avec la culture et la nature. Mais au-delà des différences, ces visages nous parlent à tous.

 

 


Valéry Béal (Sales, Haute-Savoie) 

présente PASTELS PAR NATURE

 

https://valeriebeal-expressions.fr/

Instagram : kvalpix

 

 

D’aussi loin que je me souvienne, la nature et les animaux ont toujours représenté pour moi un essentiel. J’ai très tôt manié pinceaux et crayons pour figurer le monde animal, puis est venue la photographie il y a une dizaine d’années, comme une évidence pour interpréter le lien toujours aussi fort qui m’unit au vivant.
Je pratique la photo nature en globalité, avec une grosse partie de macro -proxy, pour l’émotion ressentie devant cet univers que souvent, on ne regarde pas vraiment. Je compose des images que je souhaite le plus abouties possible dès la prise de vue parce que je n'aime rien tant qu'être sur le terrain et prendre letemps de réfléchir à la photo que je souhaite faire.

 

À propos de l'exposition

Dans ma pratique photographique, la nature joue un rôle prépondérant et essentiel. J’aime passer des heures dans les sous-bois ou les prairies, que ce soit à l’affut de la faune locale ou afin d’y photographier la flore et le petit monde des insectes qui la peuplent. Ce sont des moments de plénitude et de sérénité, des instants suspendus hors du temps.
Quand seuls le chant des oiseaux ou le bruissement des feuilles rompent le silence, quand l’activité humaine semble absente, alors la proximité avec cette nature si malmenée prend un sens profond, celui de la re-connexion à tout ce qui nous manque dans nos vies agitées. C’est une ode à la lenteur, au silence, une invitation à l’éveil des sens et à la rêverie.

 

C’est aussi, avec la pratique de la proxy-photo, un regard plus intense sur des sujets locaux et communs qu’on côtoie facilement sans prendre garde à leur singularité ou leurs détails. C’est encore la capacité à s’émerveiller et à inventer des histoires autour des sujets photographiés, à entrer dans des univers infinis et imaginaires.
Ainsi flore, petites bêtes et champignons révèlent leur magie, et, si on prend le temps de les regarder vraiment, ils nous racontent une histoire, celle que chacun interprète selon sa sensibilité et son humeur du moment…
Cette série se veut le vecteur de ce vécu très personnel avec l’intention d’offrir au visiteur un instant poétique et intemporel.

 


Liane Bongga (Paris)

présente "BLUSH BELOW"

ou NUANCES ROSÉES SOUS LA SURFACE

 

https://www.instagram.com/lianebongga/

 

 

Plongez dans l’univers de Liane, où l’exploration sous-marine devient une invitation au voyage. Ayant grandi au Vietnam, elle développe très tôt une sensibilité profonde à la beauté de la nature. En 2018, elle s’initie à la plongée aux Philippines et se forme à la photographie sous-marine auprès de moniteurs spécialisés. Cette rencontre marque le début d’une pratique artistique immersive, au plus près des récifs coralliens et de la vie marine. En collaborant avec des centres de plongée, Liane capture l’étonnante diversité de la vie marine, transportant les spectateurs dans des mondes sous-marins fascinants.

De retour en Europe après la pandémie, Liane élargit son terrain d’exploration. L’été, elle intègre le kitesurf à ses aventures visuelles ; l’hiver, elle troque ses palmes contre des bottes pour suivre des équipes de chiens de traîneau et des écoles de ski, capturant l’énergie du mouvement et la découverte des paysages enneigés.

Aujourd’hui, elle se réinstalle aux Philippines, au plus près des récifs qui nourrissent son inspiration. Elle y développe plusieurs projets, notamment des cours et un accompagnement personnalisé destinés aux photographes en devenir.

 Que vous plongiez à ses côtés ou appreniez derrière l’objectif, Liane vous invite à découvrir la magie du monde sous-marin et à devenir un conteur de la mer.

 

À propos de « BLUSH BELOW »

 

L'exposition présente une collection soigneusement sélectionnée de photographies sous-marines explorant la palette de teintes roses que l’on trouve aux Philippines. À travers une imagerie principalement macro, l’exposition met en lumière la beauté complexe et la biodiversité de l’un des écosystèmes marins les plus vibrants au monde.

 

Les Philippines, réputées pour leurs récifs coralliens riches et leur exceptionnelle diversité d’espèces, servent de toile de fond à cette étude visuelle de la couleur, de la forme et de la texture. De vastes paysages récifaux s’offrent d’abord au regard, avant que l’objectif ne se rapproche pour révéler, dans le détail, gobies, crabes ou crevettes aux subtiles teintes rosées.

 


Emmanuelle Brémond  (Jura) 

présente CHEMINS D’EAU PRÉCIEUSE, CHEMINS DE VIE

 

 Instagram : emma.brmnd

 

 

Je vis depuis 1997 dans le Jura, mon berceau familial entre autres.

J’ai appris l’argentique à l’âge de douze ans. Après deux ans d’études et un diplôme dans une école de photo à Paris (1981-1983), ce métier passion de coeur ne m’a jamais quitté.

La photographie est pour moi, l’instant tanné du temps que l’on retient dans l’ombre ou la lumière d’un déclic.
Je suis l’auteur d’un ouvrage publié en 2004 : « La Bienne, les destins de la rivière Emeraude », préfacé par André Besson.
1990 : Photo Couleur sélectionnée pour la biennale des Arts Graphiques au Musée du carré Médicis à Saint-Maur-des-fossés.
1991 et 1995 : Acquisition avec inscription à l’inventaire des musées nationaux de photos monochromes par le Musée National de la photo à Bièvres (thèmes : La rue - Les marchés)
1997 : Prix spécial du parc Naturel du Haut Jura
2003 : 1er prix Fnac au concours « Rivières d’ Europe » organisé par l’arche de la nature et la mairie du Mans.

 

 À propos de l'exposition
La nature est toujours inspirante au fil des saisons. J’aime ce côté magique, alchimiste au sens littéraire du terme dans mes photographies noir et blanc. La réalité est sublimée par le contraste, la lumière naturelle ; certains réglages à la prise de vue permettent de sensibiliser le public à la préciosité de l’eau, à ce qu’elle nous apporte, à son respect : l’eau, c’est la vie !
Les photographies en couleur traduisent la beauté de l’eau, ses couleurs minérales et « paysagistes ».

 


Valérie Brochier  (Viriville, Isère) 

présente ENCRER UN MESSAGE PROFOND

 

La photographie et moi

Je suis tombée dedans quand j’étais petite. Non pas les clichés de Maitre avec un grand M, non : la photo de famille, synonyme de mémoire et souvenir. Tant et si bien qu’elle est devenue un indispensable de ma vie, du Kodak Ekta reçu en cadeau pour ma première communion, à mon EOS R6 Mark II actuel. Et bien oui, je suis CANON !  Des milliers d’images m’accompagnent, collectées depuis l’enfance, et sont sagement rangées et ordonnées, sur papier comme en numérique. 

À la question « Quel est votre sujet de prédilection ? », je ne sais que répondre… Je ne cherche pas la perfection, mais l’instant, et ce que je trouve beau. Et j’ai la fâcheuse habitude de voir la beauté en tout : dans l’humain, l’animal, le paysage, le détail, dans ce qui dérange…

Complètement autodidacte, j’ai fait le choix de rencontrer d’autres fêlés de la photographie et de m’aguerrir à la technique dans des clubs photo, depuis quelques années . Je me passionne à feuilleter des ouvrages relatifs à des artistes et m'astreins avec plaisir à visiter le salon de la photographie à Paris chaque année : « La photographie est un monde où l'on croise des passionnés en sandales et des snobs au matériel ostentatoire, tous unis par l'art de cadrer la vie sans toujours savoir comment la vivre. »

Après une vie professionnelle riche et polyvalente où la créativité devait souvent s'effacer devant la responsabilité, j’ai choisi de poursuivre ma route en freelance, autour d'un triptyque complémentaire, au gré des demandes : la rigueur de l'administratif (mon socle nourricier), la liberté de la photo et l’accompagnement humain. Mon projet est en cours de construction.

J'ai trouvé en la photographie une vertu thérapeutique et je me suis engagée dans une voie passionnante : la photothérapie. Sans prétention médicale, mais avec une profonde humanité ; je préfère parler de "photo-théra-piste" : une recherche de jalons et de clés pour mieux se comprendre !

 

À propos de l'exposition

Je fais actuellement partie du collectif associatif « Tangibles », porté par les photographes Nadine Barbançon et Mabeye Deme, à Grenoble. La série que je propose ici fait suite à un travail en atelier collectif sur l’année 2025, où chaque photographe a créé une série autour du mot : CORP(S). Cette exposition collective a été présentée à la Bibliothèque Universitaire du campus de Saint Martin d’Hères (38) en février 2026.

Le corps est notre demeure, mais il est aussi notre langage. Pendant longtemps, le tatouage a été une marque de marge, un stigmate d'appartenance aux mondes de l'ombre. Aujourd'hui, l'aiguille a franchi les frontières du silence pour s'inviter dans le quotidien. Elle ne cherche plus seulement à marquer une rébellion, mais à ancrer une identité. Le derme devient le support d’un message que l’on ne veut plus seulement dire, mais incarner : l'encre qui colore la peau devient l'ancre qui stabilise l'âme.

Pour ce projet j’ai croisé une humanité vibrante, prouvant que le tatouage ne connaît plus de classe sociale, ni de costume attitré : Gloria, Johanna, Laura, Paillettes et révolution, Sophie, Catherine, Théodore, Lucas, Damien, Wilfried, June, Ben, et tous les autres...

Chaque portrait ici exposé est une rencontre. Chaque personne photographiée porte sur elle une part de son invisible rendue visible. Que le tatouage soit un hommage, un talisman, une cicatrice transformée en art ou un simple manifeste esthétique, il est toujours un acte de réappropriation de soi. Ici, le corps n'est plus seulement de la chair, il devient un livre ouvert, un support sacré où le style rencontre l'intime.

En photographiant ces visages et ces peaux, j'ai cherché à capturer ce moment où le message devient indélébile, transformant chaque sujet en une œuvre d'art vivante, vibrante et profonde.

 


 

Lilou Curtet et Chloé de Valence  (Paris) 

présentent COULISSES :

L'HOMME DERRIERE LE D.R.A.G 

 

Instagram : [email protected]

 

 

À propos de COULISSES

 

Dans le cadre de notre dernier projet étudiant de deuxième année de direction artistique à l’école Penninghen, nous avons dû réaliser la communication visuelle d’un évenement fictif dont nous avions le choix du thème, lieu, et langage graphique. Nous avons choisi d’inventer une exposition photo/ reportage sur les coulisses du drag. Le projet D.R.A.G nous a immergés pendant un mois dans cet univers captivant. De la frénésie d’un concours amateur sur une péniche, à l’intimité d’une interview dans un appartement parisien, nous avons accompagné les artistes à travers chaque étape de la préparation de leurs spectacles, depuis le rôle d’organisateur(rice) jusqu’à celui de performeur(euse).

 

Nous avons rencontré des artistes passionnés et engagés, désireux de transmettre leur message à travers une passion libératrice. Les coulisses nous ont révélé un aspect plus intime, où le doute se mêle à la détermination. Leurs performances, à la fois émouvantes, excentriques et stupéfiantes, nous ont offert une leçon de bienveillance, de partage et d’entraide.

 



Yolande Dallière-Bouchet (Valromey-sur-Séran, Ain) 

présente INSPIRATIONS NATURE

 

Instagram  yolandedallière

FaceBook Yolande Dallière Bouchet

 

 

Liberté, nature, campagne, randonnées… et photos bien sûr pour essayer de capter les images offertes par notre environnement naturel ou façonné par l’homme.

 

 Curieuse de ce qui m’entoure, j’aborde plusieurs sujets avec appétit et je laisse mon inspiration vagabonder…jusqu’à l’instant du déclic ! 

 

« Assieds-toi près d’une rivière 

Ecoute le coulis de l’eau sur la terre 

Dis-toi qu’au bout, hé, il y a la mer 

Et que ça, ça n’a rien d’éphémère… »

 

Paroles extraites de  L’hymne de nos campagnes » de Tryo

 


Florence Etienney (Péronnas, Ain) 

présente RÉSONANCES GRAPHIQUES

 

 

http://www.photocapture.fr

https://www.facebook.com/PhotoCapture.Florence.Etienney/

https://www.instagram.com/florenceetienney/

 

Photographe professionnelle en portrait social pendant 19 ans, je me suis longtemps nourrie des émotions des autres pour créer des images ancrées dans l’intime et la mémoire familiale.

 

Maintenant à la retraite, je peux me consacrer à la création pure, aux reportages personnels et au langage muet de l'architecture pour essayer de révéler une poésie, des lignes, et mes propres sentiments.

 

Dans un champ longtemps marqué par des regards masculins, je m’inscris en tant que femme photographe avec une approche sensible de l’architecture, attentive aux silences, aux équilibres et aux résonances intérieures.

 

Mon travail photographique s’inscrit dans une recherche constante d’équilibre entre lumière (qui guide et structure le regard), forme, graphisme, matière et émotion. À travers mes images, je cherche moins à documenter le réel qu’à en extraire une lecture personnelle, épurée, presque silencieuse.

Le va-et-vient entre noir et blanc et couleur traduit une double approche : d’un côté, une quête de radicalité et de dépouillement avec le noir et blanc qui impose une écriture où la lumière construit, tranche et révèle ; de l’autre, une ouverture vers une écriture plus intuitive et expressive avec la couleur qui surgit comme une rupture, une vibration intense, un point de tension. 

Ces choix ne s’opposent pas, ils dialoguent pour révéler ce qui, dans le visible, échappe au regard pressé.

 

Cette écriture visuelle exigeante a été récompensée par deux médailles d’or consécutives aux Médailles de la Photographie Professionnelle Française en catégorie Architecture.

 


Camille Martin Juan 

(Marseille, Bouches-du-Rhône) 

présente LES LUMIÈRES EN MER

 

 

http://camillemartinjuan.com

https://www.instagram.com/camillemjuan/

 

Je suis photographe et vidéaste avec une formation en journalisme, sociologie et anthropologie visuelle suivie à l’université de Paris Ouest-Nanterre. Depuis dix ans en freelance, j’ai commencé ma carrière principalement auprès d’ONG à l’étranger : au Cambodge, en Palestine avec les services d’urgence de Ramallah et les communautés bédouines de la vallée du Jourdain, ainsi qu’au Bangladesh, où j’ai collaboré avec la Croix-Rouge dans les camps de réfugiés rohingyas. Je travaille également depuis 2018 sur les navires d’expédition de la compagnie Ponant en territoires polaires.

Mon attrait pour la mer et l’humanitaire m’a ensuite naturellement menée vers des collaborations régulières avec l’association civile de recherche et de sauvetage SOS Méditerranée afin de documenter les migrations en mer Méditerranée, ainsi que les violations des droits de l’Homme qui y sont associées.

Les pôles, la mer et l’humanitaire sont donc devenus mes principaux terrains de travail et d’observation. Je me suis dirigée vers la documentation des réalités humaines en milieux extrêmes, par leur topographie - espaces isolés, environnements rudes, ou leur contexte - humain, géopolitique, migratoire.

J’explore les thèmes de la migration, de la résilience, du rapport entre l’homme et son environnement, son lieu d’origine. Par mon travail, je cherche à donner une voix à ceux que l’on n’écoute pas, une image à ceux qu’on ne regarde pas, une persistance à ce qui est en danger, voire amené à disparaitre.

 

À propos de l'exposition LES LUMIÈRES EN MER

La mer est belle. Mais elle est aussi un gouffre qui avalent les femmes et les hommes qui tentent la traversée vers le nord de la Méditerranée. En plein cœur de cette grande crise humanitaire aux frontières de l’Europe, et malgré les corps et les âmes qui s’abiment, la beauté est dans ce qui persiste. Dans ceux qui cherchent et ceux qui sont trouvés. Dans les cœurs et les regards, la fierté et la résilience demeurent. Tout autour des ombres et des souvenirs de ceux qui ont disparu, il y a la lumière de ceux qui résistent.

 Ce projet est un hommage aux personnes qui risquent leur vie en quête de sécurité et d’un avenir. Mais aussi aux sauveteurs, aux marins, aux médecins, aux témoins, qui refusent que des enfants, des femmes et des hommes se noient aux portes de chez eux. Ils sont guidés par des valeurs que porte l’Europe, mais qu’elle oublie parfois de respecter.

Il s’articule autour de différents triptyques, chacun représentant un espace-temps, une forme de l’eau, un moment clé du sauvetage et de la mise à l’abri. Au centre de chaque triptyque, la mer, car elle est le personnage principal de cette histoire. Elle est un lieu, elle est une épreuve. Mais elle ne brise pas tous ceux qui la traversent, et malgré elle, des vies rayonnent. La mer est belle, certes, mais ces vies le sont encore plus.

 

Photographies réalisées à bord de l’Ocean Viking, le navire de l’association civile de recherche et de sauvetage SOS MEDITERRANEE, entre octobre 2022 et novembre 2024.

 


Catherine Mucha (Grenoble, Isère) 

présente RÉMANENCE

 

 

https://catherinemucha.fr/

Instagram : muchaploix

 

 

Photographe amateur, j’ai développé une pratique photographique initiée par l’argentique avant de poursuivre aujourd’hui exclusivement en numérique. Mon travail s’inscrit principalement dans une approche documentaire et minimaliste, attentive aux présences discrètes, aux espaces silencieux et aux formes du quotidien. Je porte également un intérêt particulier aux lieux péri-urbains, aux espaces impersonnels et aux territoires ordinaires, rarement investis par le regard photographique. Avec la série Rémanence, j’explore une photographie plus intime, construite autour de fragments, de traces et de présences évanescentes.

 

 

À propos de RÉMANENCE

Cette série photographique explore les espaces du quotidien à travers une approche intime et fragmentaire. Réalisées exclusivement en intérieur, les images prennent appui sur des gestes ordinaires, des fragments de corps, des objets et des lieux silencieux.

 

Je photographie ma famille proche sans jamais apparaître dans le cadre, dans une position volontaire de retrait. Aucun regard ne se tourne vers l’objectif ; les scènes se déploient dans leur propre temporalité, à distance de toute mise en scène ou narration explicite.

 

À travers le clair-obscur, les zones d’ombre et les présences partielles, je cherche moins à documenter une histoire familiale qu’à faire émerger une sensation : celle de ce qui subsiste après les gestes, de ce qui continue d’habiter les espaces.

Les images sans figures humaines occupent une place centrale dans ce travail. Elles agissent comme des traces ou des rémanences, prolongeant la présence des corps au-delà de leur apparition. Entre présence et disparition, Rémanence propose une expérience ouverte de l’intime, laissant au spectateur la possibilité d’y projeter sa propre mémoire.

Je cherche à saisir ce qui subsiste entre le geste qui s’achève et l’objet qui demeure.

 

Dans le silence des pièces, j'inventorie les traces du quotidien et les fragments de corps comme autant de présences évanescentes.

Je propose ici une géographie de l’intime, invitant chacun à habiter ces instants suspendus.

 


 

Bérangère Mugliari (Boz, Ain) 

présente CE QUI BRÛLE

 

 Instagram : https://www.instagram.com/berangere_mugliari

 

 

Je suis tombée dans le bain de la photographie assez jeune : des paysages urbains, des portraits, des reportages de famille. Avant de choisir de faire de la photographie mon métier, j’ai enseigné le français, travaillé dans la communication… La photographie est mon exutoire, ma façon d’envisager le monde, mon indispensable.

En 2020, un cancer m’a fait basculer dans ma deuxième vie. J'accueille cette difficile épreuve comme une chance. Une chance d’explorer ma créativité, d’accorder au temps une nouvelle saveur. De vivre pleinement.

Je crée des portraits sensibles et poétiques, je mets en lumière des fragments de corps comme des chapitres de nos vies. L’estime de soi et la question de l’identité, que je travaille avec mes modèles et clients, au travers de la photographie mais aussi d’ateliers d’écriture, sont mes thèmes de prédilection.

J'aime les contrastes, la dualité entre réalité et fiction. Savoir que l’image ne s’arrête pas à ce que l’on voit, mais qu’elle va bien au-delà. Comme une construction mentale, une projection à l’intérieur de nous. Des images qui racontent des histoires intimes, des sensations, des émotions.

 

À propos de CE QUI BRÛLE

L'exposition montre le résultat d'une expérience photographique, mais avant tout humaine : le témoignage sensible d’une métamorphose intérieure, celle de trois femmes en passage.

Des gestes, des peaux, des instants voués à disparaître aussitôt qu’ils adviennent.

 


Le Photo Club bressan (Bourg-en-Bresse, Ain)

présente 

FEMMES DU MONDE

ARCHITECTURES DU MONDE

 

 

www.photoclubbressan.net

 

 

Histoire du Club 

En 1961, une poignée de mordus de photographie se réunissait, à l’initiative de quelques membres du Cyclo-Bressan, dont Charles Antonin, au Café Lansard rue Notre-Dame à Bourg-en-Bresse, pour mettre au monde l’association que vous connaissez aujourd’hui, et qui œuvre toujours pour la connaissance et la pratique de l’art photographique.

 

Cette naissance est en réalité une résurrection, car une Société photographique de l’Ain fut créée par Jean Meunier, professeur d’anglais au Lycée Lalande de 1923 à 1949. Jean Meunier animera un club photo au sein du lycée dans les années 1930.

Les débuts en 1961 furent d’abord modestes en raison notamment de l’absence de local et de matériel. Malgré la présence d’amateurs confirmés, la majorité venait pour apprendre, ce fut alors de longues séances d’initiation. Courageusement, notre première expo photo date de 1962, et nous n’avons jamais faibli depuis !

 

Heureusement, un premier local digne de ce nom permis à tous d’améliorer les techniques et pratiques de la photographie, de savourer les émotions du tirage N&B et de se familiariser avec toutes les facettes de l’Art photographique. Les séances de pure technique succédèrent aux travaux pratiques, et comme peu d’entre nous possédaient un labo à domicile, des travaux personnels purent y voir le jour. Les sorties collectives sur le terrain ont commencé à être réalisées avec satisfaction. Sans prétendre à cette époque présenter nos œuvres aux concours de la Fédération, les concours internes à thème ont été créés, permettant à chacun d’affiner ses critiques et d’apprendre à juger avec objectivité.

En 1974, ce fut, entre autres activités, l’avènement de la couleur qui devait nous amener à nous confronter aux meilleurs clubs français en adhérant à la Fédération Photographique de France.

Le PCB a participé à la création et à l’animation de la section photo de la Maison des Jeunes et de la Culture à son ouverture. Il permit l’entrée de la photographie au salon de Création Artistique ainsi qu’au musée de Brou.

Dans le cadre du jumelage avec Bad-Kreuznach, il réalise en 1976 un montage audiovisuel sur la ville de Bourg-en-Bresse.

En 1977, le PCB entre à l’Office municipal de la culture. En 1978, il collabore avec la Jeune chambre économique.

De concours régionaux et nationaux, le Photo-club est souvent présent à chaque rendez-vous, l’essentiel pour nous étant de faire participer le plus grand nombre avec leurs meilleurs clichés. En 1981, le PCB monte en coupe de France et décroche la 2e place.

Le PCB organise à Bourg-en-Bresse en 1982 le 1er salon international de diapositives, suivi du 2e en 1984 et du 3e en 1986.

 

Le PCB met à disposition de ses membres un studio de prise de vue, un labo N&B, une bibliothèque, une photothèque. Il propose également des animations techniques, des sorties à l’extérieur, des stages d’initiation ou de perfectionnement au développement et au tirage papier selon la demande. Il organise régulièrement un rallye photographique qui remporte un franc succès.

Le club reste un véritable témoin du temps qui passe, il participe à la vie locale. Il est régulièrement sollicité pour réaliser des reportages photo ou des expositions, lors de diverses manifestations organisées par d'autres associations locales comme l'Ecole des Techniques et Arts du Cirque (ETAC), le Fil de l’Air, le Festival des Temps Chauds, l’Association des Architectes de l’Ain, Festival Jazz’n Bourg, la Truffe et les Oreilles pour la Tannerie, la MJC, Blue Monday, etc. Il lui arrive aussi d’être sollicité pour des animations en milieu scolaire et pour illustrer la communication de jeunes groupes de musiciens locaux.


Marie-Claude Picolet (Vinzelles, Saône-et-Loire)

présente 

LES OISEAUX DU JARDIN

 

Depuis 18 ans, la photographie accompagne chacun de mes regards. Elle est devenue bien plus qu’un simple loisir, une véritable façon d’observer, de ressentir et de partager la beauté du monde qui m’entoure.

Passionnée par la nature, je m’émerveille autant devant la délicatesse d’une fleur en macro que devant la richesse de la faune qui anime nos paysages. Parmi toutes ces sources d’inspiration, les oiseaux du jardin occupent une place toute particulière. Discrets ou éclatants, familiers ou furtifs, ils offrent chaque jour un spectacle vivant, à portée de regard.

 

À propos de l'exposition

J’ai souhaité capturer ces instants simples et précieux : un envol, une posture, une lumière… autant de moments qui racontent la vie tout près de nous, souvent sans que l’on y prête attention.

Membre d’un club photo, je nourris aussi cette passion par l’échange et le partage. Car la photographie est, pour moi, une invitation à ralentir, à observer autrement, et à transmettre l’émotion de ces rencontres avec la nature.

J’espère que ces images vous donneront envie, à votre tour, de lever les yeux et de redécouvrir les oiseaux qui peuplent vos jardins.

 


Savanah Ray (Attignat, Ain)

présente FRAGMENT D’ABANDON


savanahphotography-myporfolio.com

sav-e.photography

 

Dès que je tiens un appareil photo entre mes mains, je ressens une émotion nouvelle, un frisson d'excitation mêlé à une pointe d'appréhension. C'est le début d'une aventure captivante, celle de la photographie. Chaque cliché que je capture est une histoire figée dans le temps, une parcelle de ma vision du monde.

Bien plus qu'une simple capture d'instantanés, la photo est un art où chaque clic de l'obturateur raconte une histoire, révèle une émotion ou retient la beauté éphémère qui nous entoure. Pour moi, elle est devenue une passion, une manière de voir et d'interpréter le monde à travers un objectif.

Bien queje sois au début de mon parcours, je continue d'apprendre et d'affiner mon regard, tant dans l'urbex que dans d'autres domaines.  J'aime en effet aussi m'évader dans la nature, où je photographie la beauté brute des paysages, contrastant avec l'ambiance parfois sombre de mes explorations urbaines.

Je suis ravie de partager ma première exposition avec vous !

 

À propos de FRAGMENT D'ABANDON

Il y a des lieux que le temps ne traverse plus, qu’il effleure à peine, comme s’il les avait oubliés en chemin. Des espaces suspendus, vidés de leur fonction mais pas de leur mémoire. C’est là que commence ma démarche.
Explorer ces endroits délaissés, c’est entrer dans une intimité silencieuse. Chaque mur fissuré, chaque peinture écaillée, chaque objet laissé derrière raconte une histoire fragmentée. Rien n’est mis en scène, tout est déjà là brut, fragile, sincère.
Je ne cherche pas à documenter l’abandon, mais à en saisir les traces. Un rayon de lumière qui traverse une fenêtre brisée, des couleurs fanées qui résistent encore, des textures marquées par le temps. Dans ces détails se révèlent des ambiances uniques, presque palpables, où le vide devient présence.
Ces fragments sont des vestiges, mais aussi des instants suspendus. Ils témoignent d’un passé qui persiste, d’une beauté discrète née de l’usure et du silence.
Fragment d’abandon est une invitation à ralentir, à observer autrement, et à trouver, dans ce qui demeure, une forme inattendue de poésie.

 


Marie-Pierre Renaud (Etupes, Doubs)

présente CHRONIQUE DE CEUX QUI NE S'ARRÊTENT PAS

 

http://www.mariepierrerenaud.fr/

Instagram : renaudmariepierre

 

 

 

Marie-Pierre Renaud, originaire du Pays de Montbéliard (25), découvre la photographie à l’âge de 18 ans. L’avènement du numérique marque un tournant dans son parcours, qu’elle approfondit au sein d’un club photo, puis elle intègre une Masterclass Photo en 2016.

Auteure-photographe depuis 2018, elle est aussi présidente de l’association Mode Ouverture et réalise régulièrement des animations dédiées à la photographie de rue.

Amoureuse des villes et grande voyageuse, elle s’attache à capter l’instant urbain avec une attention particulière portée à la composition. L’humain occupe aujourd’hui une place essentielle dans son travail. L’œil toujours en alerte, elle révèle ces scènes du quotidien souvent ignorées, qu’elle saisit pour mieux les partager.

Son travail a été présenté à plus de 60 reprises en France et à l’étranger.

 

À propos de CHRONIQUE DE CEUX QUI NE S'ARRÊTENT PAS

Ils traversent la ville comme on traverse une saison. Ils n’ont pas de destination précise, seulement l’allure d’un mouvement continu. Ils marchent, attendent, se croisent, s’évitent, regardent ailleurs. Ils s’effacent, réapparaissent, s’inscrivent furtivement dans une rue, un reflet, une vitrine, une ligne blanche. Dans les capitales du monde, le voyage n’est pas toujours un départ ; parfois, il se mesure à l’échelle d’un pas.

 

Cette exposition rassemble des fragments d’existence glanés au détour de carrefours, de trottoirs et de passages piétons. Des silhouettes anonymes, des gestes modestes, l’ombre d’un visage. Toujours en noir et blanc, parfois saturées de lumière, ces images révèlent le langage silencieux de ceux qui habitent la ville sans jamais y rester vraiment. Ils attendent un train, patientent au coin d’une rue, rient au bord d’un café, observent une affiche, portent un sac, tiennent un enfant, regardent un mur. Leur voyage se joue dans l’infime.

 

Chaque photographie décrit un récit interrompu, comme une phrase laissée en suspens. Ce qui nous échappe devient une trace. Ce qui semble banal prend valeur d’énigme. Entre immobilité et mouvement, ces instants captent le passage plus que la présence, la trajectoire plutôt que le portrait. C’est une chronique du temps qui file, du quotidien qui ne se laisse pas retenir.

 

Ceux qui ne s’arrêtent pas ne cherchent pas l’événement. Ils incarnent le voyage comme façon d’être au monde. Ils ne posent pas, ne racontent rien, pourtant tout se devine. Leur errance est une écriture, et les rues sont leur page.

 


Charlotte Rimbaut (Arles, Bouches-du-Rhône)

présente L'ARLÉSIENNE

 

 https://charlotterimbaut.cargo.site

 

 

Actuellement étudiante à L’École Nationale Supérieure de la Photographie (ENSP) d’Arles, le travail photographique de Charlotte Rimbaut s’articule autour d’une manière de regarder le monde plutôt que d’un sujet à représenter. Il prend pour point de départ l’errance comme méthode de travail : un déplacement volontaire vers des lieux où elle ne vit pas —  espaces naturels, zones de passage, territoires hors du quotidien — afin de modifier son rythme et de se rendre disponible à ce qui advient visuellement.

 

Cette errance n’est pas une absence de cadre, mais un protocole ouvert. Elle lui permet de ralentir, de suspendre les logiques productives et d’installer une temporalité différente, propice à une attention accrue aux formes, aux matières et aux surfaces. Ce qui déclenche le geste photographique n’est pas un paysage identifié ou une situation, mais l’apparition de matérialités brutes : roches, textures, densités, fragments du réel perçus avant toute lecture narrative.

 

À propos de L'ARLÉSIENNE

L’Arlésienne est initialement un leporello auto-édité par l’artiste en 2025 dans lequel elle articule photographies et dessins au fusain. L’ensemble dialogue avec des passages de la nouvelle éponyme d’Alphonse Daudet, dont l’absence du personnage de l’Arlésienne structure le récit. Inspirée par cette figure romanesque, Charlotte Rimbaut conçoit l’objet éditorial comme un espace d’enquête, où photographies et dessins sont comparables à des indices, des traces laissant apparaître des présences fantomatiques.

 

Arles n’est pas une ville anodine. Traversée par l’histoire de l’art et marquée par le passage de nombreux·ses peintres et photographes, elle charrie un imaginaire pictural dense. C’est précisément face à cette mémoire territoriale que le travail de la photographe prend sens.

 

Plutôt que de reconduire une tradition paysagère, ses photographies s’apparentent davantage à des fragments. Loin de rechercher la spectacularité,  elles privilégient une attention aux détails, aux aspérités organiques et minérales. La pratique de Charlotte Rimbaut pourrait s’ancrer dans une démarche de l’infra-ordinaire dans la mesure où ce qu’elle saisit échappe habituellement au visible.

 


Valérie Tourret-Degrange (Saint-Maurice-de-Beynost, Ain)

présente PEAUX DE FLEURS

 

Instagram : motif-sensible

 

Je suis venue à la photographie après une première vie de chercheuse en écologie microbienne, à l’université. Le besoin de créer m’avait décidée à changer de cap, pour me rapprocher de mes passions de toujours :  l’écriture, la peinture, puis la photographie d’art depuis 2019.

 

Je réalise des portraits en macro et proxi-photographie de la flore et de la faune, pour créer des atmosphères poétiques, avec parfois des incursions dans le fantastique.

 

C’est le noir et blanc qui a ma préférence, et j’utilise la technique du « focus stacking », ou « empilement des mises au point ». Je prends plusieurs clichés par sujet (jusqu’à 50 en moyenne, en fonction de la profondeur de champ que je souhaite obtenir), puis j’empile ces clichés et je construis une photo qui aura une grande netteté sur la profondeur de champ qui convient à ce que je veux exprimer. C’est un vrai défi en milieu naturel, où il faut cadrer au plus près du sol, et où le vent est souvent de la partie. Mais avec un peu de souplesse, des nerfs d’acier, et de la patience en post-production, cela permet d’être créatif et offre un rendu singulier.

 

À propos de « Peaux de fleurs »

Face aux flots d’images célébrant les plastiques parfaites et artificielles, je vous propose de faire une pause, pour vous placer au plus près des textures, des transparences et des cicatrices, de toute cette mémoire du vivant archivée dans la peau des plantes. 

Ici, pas de chasse au défaut : ça plisse, ça craque, ça pique, mais tout est valable, bon, adapté, et invite à la rêverie et à l’émerveillement.